04/04/2011
Sommes-nous des Sisyphes heureux ? demandons-le au GADLU !
Dans la Mythologie grecque , tel que raconté dans l’Odyssée … pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à faire rouler éternellement, dans le Tartare – une prison située dans les Enfers – un rocher jusqu'en haut d'une colline : et ce rocher redescendait chaque fois avant de parvenir à son sommet …,. Et chaque fois Sisyphe le remontait …
D'après la théorie solaire, Sisyphe représente le soleil qui s'élève chaque jour pour replonger le soir sous l'horizon. D'autres y voient la personnification des marées ou des vagues qui montent pour soudain redescendre.
Il peut s'agir aussi d'une métaphore de la vie elle-même, où cette punition signifiait qu'il n'y avait de châtiment plus terrible que le travail inutile et vain. On perçoit l'absurdité du personnage tant dans le désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable, que dans la tentative d'achever un travail interminable.
Dans son premier essai philosophique, le Mythe de Sisyphe, Albert Camus qualifie Sisyphe d'ultime héros absurde. Il y établit pourquoi la vie, malgré l'absurdité du destin, vaut la peine d'être vécue : "il faut imaginer Sisyphe heureux".
Sommes-nous tous des « Sisyphes heureux » ?
Qu’attendons nous d’un hypothétique « Grand Architecte de l’Univers » ? Le fameux « GADLU », comme l’appellent certains francs-maçons à vocation théiste mais non-religieuse.
Ce grand architecte, « Gadlu » … s’il existe … je souhaiterais bien le rencontrer et lui poser quelques questions, voire lui faire quelques commentaires … qui me prendraient bien toute une vie , à défaut d’éternité ! (un peu d’humour auto dérisoire ne peut me faire de tort …)
Comme architecte ? Quel fut ? A été ? Est ? Serait ? … son PROJET ? (quel temps grammatical employer , s’il est de toute éternité et de tout temps ? … )
Si son projet est la « construction de la Vie « non seulement sur Terre mais dans l’Univers tout entier » … mais éventuellement avec un « petit coup de cœur pour notre Planète Bleue » … (qu’il me soit permis de rêver … ) alors , je serai clair …comme être humain bâtisseur de ma petite vie intégrée dans ce vaste projet de la Vie inter-humaine sur terre … il m’est pénible , malaisé, difficile, laborieux ( allez voir au dictionnaire des synonymes ) , sur le Plan de l’architecte , de lire les tracés et surtout les « cotes » du projet !
Déjà qu’en lisant « l’Histoire des Hommes », je trouve que les fondations sont remarquablement poreuses et lézardées …. , et qu’un peu plus chaque jour, ces lézardes s’agrandissent vers de profondes et larges crevasses …
Mais en plus …
Si le Gadlu est l’architecte … qui alors est le maître d’œuvre commanditaire de l’ouvrage ? Lui-même ? Auquel cas il serait « juge et partie » ? La Race humaine ? Un hypothétique « Autre », que nous ne connaissons pas (pas encore ? )
En tout cas, comme ouvriers dans la construction du bâtiment … depuis les chefs d’équipe jusqu’aux apprentis, en passant par les maçons, menuisiers, et autres corps de métiers … là, je vois bien : c’est « Nous » … les petits humains devenus de laborieux petits Sisyphes !
Avec cette remarquable compétence jamais démentie : nous construisons laborieusement pour ensuite et quasi aussitôt détruire, mais alors là, très facilement et très rapidement !
Comme on dit en wallon de chez nous « Fêêêr et défêêêr , c’est toudis boûter » … « Faire et défaire , c’est quand même encore et toujours travailler … »
Donc, je suis comme tous les autres … un Sisyphe en puissance et en action …
Les questions suivantes seront donc celles qui déterminent mon éventuelle accession au Bonheur ? Suis-je un Sisyphe heureux ? Puis-je l’être ? Est-ce que je sais l’être ? Est-ce que je veux l’être ?
Tout ceci pourra faire l’alibi à d’autres notes sur ce blog …
Bien à vous, chers aminternautes …
Lucullus
13:27 Écrit par Lucullus | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
01/04/2011
Barnaby ? Gently ? Entre les deux inspecteurs, mon cœur balance ….
Barnaby ? Gently ? Entre les deux inspecteurs, mon cœur balance ….
Aujourd’hui, « 1er avril » … un feu de frivolité !
Depuis quelque tems déjà, je raffole de la « so british » série Midsomer Murders, ou en français , Inspecteur Barnaby, qui, dans le cadre d’un comté anglais fictif, mais tellement réaliste et vraisemblable, le Midsomer , met en jeu les enquêtes de l’inspecteur Tom Barnaby et de son adjoint Ben Jones
Les affaires qu'ils doivent résoudre sont toujours peuplées d'un grand nombre de cadavres - assassinés de manières soit très violentes, soit très originales et inatttendues, et ont pour cadre des milieux extrêmement divers.
À Causton, ville principale du comté, rien n’est jamais comme il le semble. La ville regorge de personnages hauts en couleur, ruminant de sombres vengeances envers de vieux ennemis : ce n’est pas triste !
Et le tout est sans cesse parcouru d’un humour très fin, « so british sometimes », avec ces regards tantôt pleins de perplexité , tantôt d’humour … mais toujours emplis d’humanité , voire de tendresse . Et le cadre ! Les beaux paysages anglais, avec sa campagne, ses prés, ses bois, ses « cottages et leurs jardinets », les intérieurs « so cosy » anglais , tea-time, etc. , etc…
Dans ce monde, Barnaby est l'archétype du « gentleman farmer » pratiquant un humour « pince-sans-rire » et décalé, s'occupant d'enquêtes policières et de résolution de crimes comme d'autre jouent aux échecs ou font du tir à l'arc. Il résout ses enquêtes essentiellement grâce à sa capacité de démêler l'écheveau des relations sociales et humaines des intervenants. Cela s’accompagne parfois aussi d’une approche policière plus technique et scientifique, plus ou moins flagrante selon les scénarios, à partir de l'arrivée de l'officier Ben Jones, suivi d'une autre arrivée quelques épisodes plus tard, celle de l'officier Gail Stephens. Mais l'inspecteur-chef Banarby reste égal à lui-même, pour le grand plaisir du public.
Ce que j’aime par-dessus tout, c’est cette musique thématique signée Jim Parker : elle est un ingrédient indispensable de la série. Le thème est joué avec un thérémine.
Mais … « So … but … »
Voici maintenant un mois que, le dimanche soir, France 3 diffuse chez nous une toute nouvelle série : Inspecteur Gently.
George Gently y est interprété par Martin Shaw : il est secondé par son jeune assistant John Bacchus dans l’Angleterre des sixties !
La série, créée par Peter Fannery d’après les romans d’Alan Hunter , nous révèle l’environnement social et politique très réaliste, - sur fond de Guerre Froide, de Special Branch, d’IRA, etc - , dans des décors et avec des costumes magnifiquement reconstitués, des années soixante, des sixties. Les décors de cette série sont tellement réalistes qu’on penserait être dans une machine à remonter le temps.
Mais le « ton, l’ambiance » de la série me semble très différent de Barnaby : Gently ne se déroule pas dans une création fictive , mais se veut plutôt une analyse plus socio-historique, voire politique, des sixties . L’ambiance est plus dure, moins souriante, moins frivole que Barnaby, même si certains regards de l’inspecteur Gently sont eux aussi pleins d'humour, ou de tendresse, à certains moments, et même si l’humour anglais apparaît ça et là aux détours des répliques.
Je dirais que Barnaby, c’est pour la détente, comme en lisant un bon Agatha Christie … et que Gently, c’est plus intellectualisant et plus stressant , comme en lisant un bon John Le Carré !
Chers aminternautes … « to see or to read you later » …
Lucullus
10:00 Écrit par Lucullus | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31/03/2011
Haiku du cerisier
Blancs flocons dans l'azur
Dans le vent cotons roses
Parures du cerisier
Lucullus
14:49 Écrit par Lucullus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


